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La stimulation ovarienne

La stimulation ovarienne par traitement hormonal

La stimulation ovarienne est la 1ère étape des traitements contre l’infertilité, notamment recommandée en cas de trouble de l’ovulation. L’objectif est de stimuler la production d’ovocytes afin de favoriser une grossesse. La stimulation ovarienne s’adresse aux femmes qui n’arrivent pas à être enceinte en raison d’une ovulation irrégulière ou absente. Cette étape précède les traitements plus lourds, comme la fécondation in vitro (FIV) et les inséminations.

Le fonctionnement de la stimulation ovarienne :

Dans un cycle menstruel classique, l’ovaire produit un follicule (petit sac contenant un ovule). Au moment de l’ovulation, celui-ci expulse un ovocyte, qui sera, ou non, fécondé par un spermatozoïde. La stimulation ovarienne consiste à administrer des hormones à une femme pour reproduire ce phénomène. Le but du traitement étant d’obtenir la maturation d’un follicule, et donc de permettre une ovulation.

Traitements possibles :

Plusieurs traitements sont possibles pour une stimulation ovarienne :

– Des médicaments (citrate de clomiphène ou clomid), par voie orale. L’avantage : ce sont des comprimés à prendre quotidiennement pendant 7 jours par cycle. Ils vont induire une sécrétion de FSH, l’hormone responsable de l’accroissement des follicules, entraînant ainsi une stimulation de l’ovaire.

– Des injections d’hormones. Il est préférable dans certains cas d’administrer directement l’hormone FSH. Les gonadotrophines (FSH), en préparations injectables, agissent directement sur la production de follicules au niveau de l’ovaire. Elles sont administrées par piqûres.

La surveillance de la stimulation :

La double surveillance, biologique et échographique, est indispensable lors d’une stimulation ovarienne. Les échographies permettent de mesurer les follicules et donc de suivre leur croissance, et les dosages hormonaux (prises de sang) ont pour but de contrôler le taux d’œstradiol. Ils donnent aussi la mesure des sécrétions hormonales et des follicules. L’objectif de ce monitoring de l’ovulation est également d’adapter le traitement, de prévenir les risques de grossesse multiple (en augmentant ou en diminuant les apports d’hormones), d’indiquer la date idéale des rapports sexuels, ou éventuellement de déclencher l’ovulation.

Effets indésirables :

Les injections d’hormones s’accompagnent souvent de sensations de lourdeur des jambes, de pesanteur dans le bas-ventre, d’une légère prise de poids ou encore de troubles digestifs.

Résultats :

La réponse aux traitements varie d’une femme à l’autre. Les facteurs qui peuvent impacter le résultat sont : les facteurs d’infertilité, l’âge, les antécédents, etc… Lorsque le bon traitement est établi, les chances de succès sont maximisées. On constate en général qu’une grossesse survient dans les 4 premiers mois. Cependant, il est préférable d’espacer les traitements et de laisser ses ovaires au repos au moins un cycle sur deux.