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L’insémination artificielle

L’insémination artificielle

L’insémination artificielle est une des techniques les plus courantes dans les centres de traitement de l’infertilité. L’insémination artificielle avec sperme du conjoint (IIU) consiste à déposer dans la cavité utérine  du sperme préparé au laboratoire par technique de centrifugation-lavage ou par filtration sur gradient de Percoll. Cette méthode peut représenter la 1ère étape d’assistance médicale à la procréation qu’on recommande aux jeunes femmes (jusqu’à 36 ans) avec la possibilité de 3 à 6 tentatives.

Fonctionnement de l’insémination artificielle :

On a recours à un traitement hormonal qui est administrée à la patiente pour susciter la maturation de 1 à 2 follicules dans les ovaires. Ensuite, l’ovulation sera déclenchée par une injection d’hormone (HCG) et le sperme sera introduit dans la cavité utérine. Les spermatozoïdes migrent à travers l’utérus dans les trompes de Fallope pour y rencontrer l’ovule. Celle-ci est alors fécondée par un seul spermatozoïde. Afin de préparer la muqueuse utérine à la nidation, l’administration de certaines hormones (comme la progestérone) est largement recommandée. La prise cette hormone devrait être poursuivie soit 4 semaines après l’ovulation si les battements du cœur du bébé sont observables à l’échographie, soit jusqu’à 12 semaines.

Avantages :

Ce traitement est simple à réaliser et facilement répétables. L’efficacité de l’insémination artificielle est variable, mais la possibilité de répéter permet de maximiser les chances de grossesses.

Inconvénients :

Le traitement nécessite un monitorage rigoureux afin de prévenir les risques d’hyperstimulation ou de grossesse multiple.

Ethique :

On considère cette technique comme éthiquement acceptable s’il y a une indication médicale à y avoir recours, et si l’évaluation médicale approfondie du couple permet de conclure à une plus grande chance de grossesse avec cette technique que sans.